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Les reconstructions mammaires

Les alternatives à la reconstruction

La reconstruction mammaire par prothèse

Les reconstructions par lambeaux
musculo-cutanés
La reconstruction par lambeau de grand dorsal
La reconstruction par lambeau de ventre
La reconstruction par lambeau libre de fessier

Le « filling » ou autogreffe de graisse

La reconstruction de la Plaque Aréolo Mamelonnaire (PAM)

La reconstruction mammaire par prothèse

Dans les cas où l’ablation du sein et les traitements associés ont préservé la qualité de la peau et des muscles, le geste de reconstruction le plus simple est la mise en place d’une prothèse insérée sous le muscle pectoral. Cette technique peut donner d’excellents résultats à condition d’apporter un soin particulier à la fixation d’un sillon sous mammaire.

 

Les prothèses

Elles sont constituées d’une enveloppe et d’un produit de remplissage.

L’enveloppe est toujours en silicone ; elle peut être lisse ou texturée (légèrement rugueuse). Le produit de remplissage est soit du sérum physiologique, soit du gel de silicone. Ces prothèses remplies de gel de silicone avaient inquiété les autorités médicales internationales voilà quelques années. Aujourd’hui, de nombreuses études scientifiques ont confirmé leur fiabilité et leur innocuité.

Il en existe deux types : les prothèses rondes (qui peuvent être plus ou moins larges et plus ou moins projetées) et les prothèses anatomiques (dont la forme imite celle d’un sein) En reconstruction mammaire on utilise souvent des prothèses anatomiques.

 

  1. Prothèses anatomiques de profil
  2. Il existe des prothèses de tailles et de formes différentes qui permettent de faire un choix quasi sur mesure

 

Les prothèses d’expansion

Ce sont des prothèses dont on peut une fois mises en place augmenter le volume grâce à une valve. Elles permettent de distendre progressivement les tissus une fois que la peau et le muscle sont cicatrisés.

Prothèse d’expansion avec une valve

 

Modalités techniques des reconstructions mammaires par prothèses

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre une et deux heures. L’hospitalisation est de trois à huit jours.

L’incision reprend celle de la mastectomie. La prothèse est insérée dans un décollement rétromusculaire qui se prolonge en bas sous la peau et la graisse de la partie supérieure de l’abdomen afin de gagner de la laxité et de fixer un sillon sous-mammaire.

 

Avantages de cette technique

Pas de séquelle de prélèvement. Les cicatrices sont limitées au sein reconstruit.

 

Inconvénients

La mise en place d’une prothèse induit la formation d’une capsule qui isole la prothèse des tissus. La qualité de la reconstruction dépend de la souplesse de cette capsule. Plus elle est rigide plus la reconstruction sera figée (coque). La radiothérapie pariétale multiplie par 10 le risque de coque.

 

Complications

- l’introduction d’un corps étranger comporte un risque infectieux, celui-ci est majoré par la radiothérapie.

- la prothèse est seulement protégée par la peau et le muscle pectoral. Si la suture n’est pas étanche la prothèse peut s’exposer et s’infecter. Le risque de rupture des sutures est majoré par la radiothérapie.

 

Mauvaise tolérance, mauvais résultats

Les « mauvais résultats » sont appréciés très différemment selon les femmes. Certaines se déclarent satisfaites de résultats peu symétriques quand d’autres, refusent un résultat considéré comme « bon » par les chirurgiens.

Les principales causes de mauvais résultats sont :

- l’asymétrie : le sein reconstruit est plus ferme, plus rond et/ou plus haut que l’autre sein. Il est parfois possible d’améliorer le résultat en modifiant la loge de la prothèse, en changeant de forme d’implant ou en retouchant chirurgicalement le sein controlatéral. Parfois, il peut être nécessaire de faire un lambeau.

- la sensation de corps étranger peut gêner au début, mais cette impression tend à disparaître au fil des mois. avant mastectomie après mastectomie, reconstruction immédiate par prothèse et reconstruction plus tard de l’aréole et du mamelon. Exemples de bons résultats de reconstructions mammaires différées par prothèse après mastectomie.

 

Photos

  1. Avant mastectomie
  2. Après mastectomie, reconstruction immédiate par prothèse et reconstruction plus tard de l’aréole et du mamelon

 

Exemples de bons résultats de reconstructions mammaires différées par prothèse après mastectomie :


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